ÉPISODE 4 Saison 2 : Les phrases que vous pouvez terminer ont un genre.

Dans ce quatrième épisode, je vous propose de décortiquer le pouvoir de parler, donc le pouvoir de terminer ses phrases, à partir d’une question qui m’a été posée par l’une d’entre vous lors de la rencontre du Club de Simone la semaine dernière.

« Je travaille avec des hommes respectueux des femmes, mais j’ai pris conscience que lorsque je prends la parole à table, je ne peux jamais finir ma phrase sans être coupée. Pourquoi ? Parce que tout le monde a l’habitude que j’écoute ? Parce que c’est mon rôle de femme de prendre soin sans donner mon avis ? »

Le questionnement philosophique émerge de nos expériences d’étonnement… Et dans la plupart des prises de parole sur des sujets considérés comme « sérieux » (politique, scientifique, économique, philosophique, etc.), l’étonnement qu’expérimentent les femmes face à un groupe mixte est douloureux. Pourquoi sont-elles interrompues lorsqu’elles commencent à formuler leur pensée ? Pourquoi leurs débuts de phrases sont-ils systématiquement coupés, corrigés, effacés par une parole masculine, singulière ou collective ? Pourquoi l’impuissance de parler s’intègre-t-elle pour tant de femmes – et dès le plus jeune âge – au rôle qui identifie le genre féminin ? Comment la surmonter ?

Intensifiez votre écoute grâce au bonus que je vous ai préparé sur Carol Gilligan, ainsi que le texte de l’épisode joliment mis en page.

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