Vidéo 1 – Surmonter ses souffrances sans (se) détruire

Comme annoncé hier, voici ma modeste première vidéo d’une série consacrée à des extraits de philosophes qui m’ont particulièrement marquée et qu’il me semble utile d’avoir à l’esprit ces temps-ci. Il s’agit d’une amorce de réflexion que nous pouvons approfondir et préciser à travers vos commentaires et questions. Et comme c’est ma première vidéo, faite en douce pendant la sieste des enfants, je mise sur votre indulgence les ami·e·s !

Si vous souhaitez un support textuel, la transcription rédigée de la vidéo est accessible aux abonné·e·s ici.

L’extrait dont je parle ici est tiré de la Généalogie de la morale de Nietzsche, 3ème dissertation § 15. Je vous conseille de le lire seul·e une fois (au moins!) avant de regarder la vidéo, histoire de vous en faire une idée d’ensemble.

Tout être qui souffre cherche en effet instinctivement une cause à sa souffrance ; plus exactement encore un agent, plus précisément encore, un agent coupable susceptible de souffrance, – bref, quelque chose de vivant sur quoi il puisse, sous un prétexte quelconque, décharger ses affects de manière active ou en effigie : car la décharge des affects est la plus grande tentative de soulagement, à savoir d’engourdissement de celui qui souffre, le narcotique qu’il désire machinalement contre le tourment de toute espèce.

Diverses façons de surmonter nos souffrances

L’espace de commentaires ci-dessous vous appartient… n’hésitez pas !

4 réponses à “Vidéo 1 – Surmonter ses souffrances sans (se) détruire

  1. Coucou Peggy,
    Je découvre par hasard ta photo et un article sur le site de france info tv, quel plaisir de t’entendre et te voir grâce à cette vidéo! Bravo pour ton site internet et ton parcours, c’est super.
    Cette proposition de créer autour de nos souffrances actuelles je la partage volontiers, et en y réfléchissant, j’essaie un peu de la vivre au quotidien.
    J’ai repris mes études il y a deux ans et suis désormais étudiante infirmière, en stage actuellement à l’hôpital de Boulogne sur mer. J’essaie comme tu le dis, de ne pas me laisser gagner par l’angoisse ambiante et de préserver mes proches, et notamment mes enfants. deux petits gars de 4 et 6 ans avec qui nous avons entrepris depuis le début du confinement de nouvelles créations, les projets retenus sont la construction d’un hôtel à insectes et une cabane en saule dans le jardin. De chouettes moments vécus ce weekend, instants volés à la morosité de l’actu, et qui me donnent du courage pour avancer.
    Je te fais de grosses bises virtuelles, bonne continuation, prends soin de toi et j’espère à bientôt!
    Fanny, petite sœur de Camille

    1. Merci beaucoup Fanny, petite soeur de Camille! Quel plaisir d’avoir de tes nouvelles. Voler des instants à la morosité de la crise… Il y a quelque chose qui m’interpelle dans ta formule et qui fait écho au sentiment de culpabilité que nous pouvons avoir dans notre confinement. On se sentirait coupable d’usurper un peu de joie quand tout va mal dans le monde. Et c’est indispensable : la résilience comporte sans doute toujours une forme d’usurpation. Courage et bonne continuation aussi à toi et tes proches !

  2. Bonjour Peggy,
    Merci pour cette vidéo que je découvre aujourd’hui !
    Il est en effet très tentant de trouver un bouc émissaire qui nous libère de notre propre responsabilité.
    Mettre le mauvais objet chez l’autre permet de garder le bon objet en soi. La décharge vibratoire donne l’illusion de la victoire (la culpabilité a changé de camp) mais nous prive de toute croissance et avancée ! Une jouissance donc de bien courte durée…
    Et comme le bouc émissaire n’a pas une estime de lui très grande, il va d’autant mieux enfiler le manteau ! Et chercher un autre objet sur qui décharger sa rancoeur…
    Sortir de ce cercle infernale est un long travail d’ouverture du cœur et de responsabilité.

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