Hybrider

Aujourd’hui, reprise du séminaire « Normes et affects » à l’Université de Lille, interrompu depuis le premier confinement de 2020. Mon amie Éléonore Le Jallé et moi-même nous réjouissons vivement d’entamer le programme de l’année. Ce séminaire nous donne l’occasion de rencontrer le travail d’un·e chercheur·e dans un cadre convivial (au regard de nombreux autres événements académiques) sur un thème inépuisable et passionnant. Pour commencer l’itinéraire 2022/2023, Blaise de Saint Phalle abordait un beau sujet en lien avec sa thèse en cours : La norme de l’intolérable : du sentiment d’injustice à la révolte.

Un autre motif me rendait cette reprise très joyeuse : pour la première fois, trois personnes du Club de Simone ont pu expérimenter la participation au séminaire à distance. L’info n’avait été diffusée que sur Discord (n’hésitez donc pas à vous y rendre !). On a eu un problème de micro un peu gênant pour le second temps du séminaire (la discussion), et je travaillerai à améliorer les conditions en recueillant les retours des personnes présentes sur zoom. 

En dépit des contraintes techniques, cette hybridation du séminaire (université / Club de Simone) concrétise un premier pas, dans une trame en arrière-fond de Simone et les philosophes. Faire bouger les lignes non seulement en m’évadant des murs stériles qui enclosent la philosophie académique, mais aussi en y creusant des interstices depuis lesquels des passerelles deviennent possibles. Sous cet angle, mon intention latente n’est pas de rendre un séminaire universitaire accessible à des personnes du Club de Simone. Mais de bricoler un espace interstititiel où nos réflexions se déploient d’autant plus librement qu’elles proviennent de lieux, de milieux différents. Des passerelles entre des marges qui finiraient par se mélanger. 

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