« En temps de crise, on se met à philosopher sans nécessairement s’en rendre compte »

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2 réponses à “« En temps de crise, on se met à philosopher sans nécessairement s’en rendre compte »

  1. Confiné à la campagne, j’apprends à passer chaque heure que le soleil, le boulot et les autre soins de la maison, me laissent pour m’occuper de mon jardin. Une phrase de Nietzsche glanée au cours d’un cours me revient régulièrement, que je reprends tel que je l’ai retrouvé sur le web : « la réalité comme unité est un leurre : elle n’est que l’expression du besoin de simplifier le devenir, pourtant irréductiblement fluent. »

    J’ai l’impression de passer mon temps à rééquilibrer le chaos (des mauvaises herbes par exemple) en vue de maintenir une réalité cohérente mais éphémère en fait (que mon jardin reste un jardin).

    Je ne peux pas imaginer que les personnes cultivant la terre n’aient pas une perception immédiate, mille fois plus complexe encore, du monde ; mais que les puissants refuseront toujours d’appeler cette pensée philosophie. Les puissants ordonnent, et pour cela, veulent que les choses soient ordonnées. A l’intendance de gérer le chaos.

    (Ça me rappelle l’art naïf, comme celui fait par celles et ceux qui n’ont pas de projet artistique. Naïf, adjectif malgré tout dénigrant, non ? Que penserait-on si l’on appelait philosophie naïve la philosophie faite par les non philosophes ? J’y vois encore la volonté des dominants à cloisonner, par le langage, à n’autoriser à penser (peindre, danser) que ceux qui leur ont fait allégeance.)

    1. Merci beaucoup Édouard de partager ta réflexion qui nous permet de prolonger et creuser nos questionnements. En effet, les adjectifs pour désigner le non-académique sont ordinairement utilisés dans une visée péjorative ».« Naïf » ou « brut » par exemple (que j’ai appliqué à nos exercices pour exprimer de la « pensée brute »). C’est précisément un travail philosophique que de déconstruire les préjugés qui se nichent dans les mots que nous utilisons.

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