Cet ouvrage paru en mars 2017 aux Éditions de la Sorbonne est un essai tiré de ma thèse de doctorat. Il porte sur un thème essentiellement humain et passionnant : la liberté.

Pierre Macherey, éminent spinoziste pratiquant une importante « philosophie au sens large », m’a fait l’honneur de le préfacer. Rien que pour ce précieux cadeau, les années de labeur logées entre les lignes de l’ouvrage se trouvent justifiées !

Plus précisément, je traite ici d’un problème qui me turlupine depuis bien longtemps : comment comprendre que l’on puisse se sentir libre et ne pas l’être réellement ? Qu’est-ce qui nous permet de juger que le sentiment de liberté de quelqu’un ne soit pas fiable, tandis que le serait celui de quelqu’un d’autre ? Inversement, comment rendre raison qu’on puisse être libre sans le sentir ?

Ce livre défend qu’il n’y a pas de définition absolue, intemporelle et universelle de la liberté. C’est ce qui explique que le mot liberté soit aujourd’hui polysémique : différentes significations se sont accumulées au cours de l’histoire de la pensée occidentale.

En retraçant cette histoire des paradigmes de liberté – depuis l’Antiquité grecque jusqu’au XXème siècle, je souligne la façon dont la manipulation rhétorique de ces idéaux de liberté peut pousser les individus à s’asservir. Par ce parcours socio-historique, je défends un espoir et un appel. Il est toujours urgent de s’émanciper des sirènes aliénantes en usant d’une faculté dont on ne peut faire l’économie sans renoncer à sa liberté: une pensée, vigilante et critique.

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