La lenteur peut-elle nous libérer?

En quoi la lenteur interpelle aujourd’hui par sa puissance émancipatrice ? C’est le thème de cet épisode du podcast (28 mn).

Pourquoi nous invite-t-on désormais à ralentir, alors même que l’impératif de maximisation du temps, cher à notre époque, continue de nous dicter une cadence effrénée, aussi bien au travail que dans ce qu’on appelle notre « temps libre » ?

Il faut dire que, au milieu de nos journées agitées, le mot « ralentir » sonne doux à nos oreilles. Car le culte de la rapidité – poussé à son paroxysme grâce à l’instantanéité numérique – ce culte nous fragilise : l’hypercompression du temps a un coût pour notre équilibre, en érodant nos capacités d’attention, de calme, de concentration, de réflexion, d’imagination, de soin, de respect et autres facultés nécessaires pour la vie individuelle et collective.

Alors par contraste, la lenteur semble pour beaucoup une solution permettant de tordre le bâton dans l’autre sens. En témoignent les récents et nombreux mouvements promouvant la lenteur dans tous les domaines de la vie sociale que Carl Honoré décrit dans son fameux Éloge de la lenteur. Mais qu’en est-il vraiment ? La décélération peut-elle réellement nous libérer et, si oui, comment ?

À la ligne

 

Ouvrages cités au cours de l’épisode:

Nicole Aubert, Le culte de l’urgence. La société malade du temps, Flammarion (2009).

Luc Boltanski et Ève Chiapello, Le nouvel esprit du capitalisme, Gallimard (1989).

Christophe Bouton, Le temps de l’urgence, Éditions Le Bord de l’eau (2013).

David Le Breton, Marcher. Eloge des chemins et de la lenteur (2012).

Carl Honoré, Éloge de la lenteur. Et si vous ralentissiez? , Marabout (2007).

Hartmut Rosa, Accélération. Une critique sociale du temps, Éditions La Découverte (2010).

Hartmut Rosa, Aliénation et accélération. Vers une théorie critique de la modernité tardive, Éditions La Découverte (2014).

Jean-Jacques Rousseau, Confessions (publication originale en 1782).

Pierre Sansot, Du bon usage de la lenteur, Rivages (2000).

Tout plein de mercis à Geoffroy Montel  qui a assuré avec soin la masterisation de cet épisode!

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